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Cypress



Vancouver depuis Cypress


      Une fois n’est pas coutume, c’est seuls que nous commençons l’exploration et toujours sur les conseil très avisés de Noël, décidément prépondérant dans la réussite de notre trip. Cypress est probablement le massif où il y a le moins de construction, celui où les trails sont les plus naturels. C’est également le plus raide des trois massifs, indiscutablement.

Parking sur Cypress

Cypress et sa forêt dense


      Dès le premier run nous nous en rendons compte, on attaque par Pre-Reaper, un trail qui comme son nom l’indique précède Reaper, une double noire. Déjà des racines à foison jalonnent le parcours, rendant les passages plus techniques alors que ce n’est pas encore très raide. En revanche la terre y est extra, très souple, très meuble, parfaite pour l’accroche. Heureusement car ça penche sacrément dans Reaper. Ce trail descend plutôt droit dans la pente, fait assez rare ici, avec des passages où il faut une vitesse minimum pour dropper les courts passages trop raides pour être enroulés, mais sans trop accélérer pour garder le contrôle et ne pas que la machine s’emballe et se faire surprendre par un imprévu. Tout se passe en finesse. Vu que les réceptions sont aussi gavées de racines cela rend l’affaire vraiment très technique. Un trail peut-être un peu moins ludique que ce que l’on rencontre généralement dans le North Shore mais hyper intéressant techniquement à rider.



      On enchaîne ensuite sur Firehose et Family Guy, deux trails encore très naturels, smooth et vraiment plaisant à piloter. Deux trails qualifiés de Old School par les locaux, car plus rapides et sans modules. Cela n’empêche pas qu’il y ait quelques gros drops, évidemment…mais naturels. Dans le même cru il y a Wild Cherry, encore un trail dénué de stunts mais comportant deux passages extrêmement raides. Le premier, dans une sorte de gorge entre deux rochers, avec une énorme racine qui descend tout du long, prête à vous attraper la roue à la première occasion. C’est finalement en roulant le plus longtemps possible sur cette racine large d’une quinzaine de centimètre, le tout dans une pente très sérieuse que nous sortirons ce passage le plus proprement. Le deuxième passage est encore pire, une première dalle très raide, virage à gauche et là deuxième passage encore plus chaud avec sortie en dévers dans les racines. Ce passage restera infranchi par nos soins, j’y croyais mais j’étais bien le seul. Dans le doute l’abstention est un bon choix, d’autant qu’il reste encore un paquet de trails à découvrir. On apprendra par la suite de la bouche même de Thomas Vanderham qu’il l’a fait dans la neige cet hiver, bon il a avoué que c’était très tendu !

Fred dans le vert

Gérald sur un drop


       Retour à la voiture par Roach Hit et Roach Clip, deux trails smooths et rapides qui tranchent avec la raideur de Wild Cherry. Le Trail le plus marquant sur Cypress reste pour nous Sex Boy. Dans un cadre hallucinant on descend des échelles de bois avec nos bikes, on roule sur des passerelles suspendues au bord de falaise, même certaines épingles sont en bois, un trail de toute beauté. Mais Cypress est aussi et surtout marqué par une journée de ride avec Thomas Vanderham . Lundi 9 juillet, alors que nous sommes sur Seymour le téléphone portable sonne : ‘’Hi, here is Thomas Vanderham’’. J’en perds le peu d’anglais scolaire qu’il me reste, Ju prend le relais pour organiser le rendez-vous. Ce sera Cypress, le lendemain à 9H00 et cerise sur le gâteau, Thomas viendra avec trois bikes, le sien évidemment, et deux protos Rocky de DH et de freeride pour que nous roulions avec. Put…quel pied la BC !



      Le lendemain matin nous sommes en avance au rendez-vous,Thomas arrive en pick-up à la cool, les bikes dans la benne et un mug de café à la main. Et c’est reparti pour une journée sur Cypress avec un guide d’exception, et pour certains assis sur de véritables protos , une aubaine. Nous découvrons encore de nouveaux trails comme Old Forks Trail mais surtout le magnifique The 5th Horseman. Un trail complet, alternant passages rapides, stunts et passages très raides. Thomas est très prévenant sur les passages tendus, et nous montre comment nous y engager. Le voir rouler sur son terrain de jeu est un régal pour les yeux, aucun bruit, tout est très fluide et semble hyper facile . Ce trail possède un passage très raide sur très long. Thomas s’en affranchi avec une aisance déconcertante. Du haut le passage n’est pas vraiment engageant, j’ai déjà fait des passages aussi raides (notamment celui de Seymour) mais pas sur aussi long. Pas question de faire un OTB ici, car avant d’enrayer l’affaire il y a de fortes chances d’en refaire quelques autres ! Le reste de la bande lâche l’affaire et préfère assurer à pied, ce qui n’est pas pour me rassurer, le niveau du groupe étant assez homogène. Je suis tout seul là-haut, pas encore vraiment décidé à abandonner et finalement je me lance. Je suis en confiance sur le gros proto Rocky que je roule aujourd’hui. Visiblement vu du bas, le passage a eu l’air d’être bien plus dur que lorsque Thomas l’a fait mais je sors le secteur sans poser de pied, yessss !

Thomas et son proto Rocky

Thomas


      Plus loin c’est un drop technique qui nous arrête. Thomas prend l’option la plus haute avec un appel entre deux arbres et une réception pas des plus accueillante. Là encore c’est déconcertant de facilité, il fait ça si naturellement. Conscient que l’on ne joue pas dans la même cours, nous prendrons une option un mètre plus basse mais surtout sans arbre pour gêner l’approche. Malgré ça Gérald finira plus bas, le boîtier de pédalier encastré dans un arbre, le choc coupant net la chaîne ! La vengeance d’un tronc sur une chaîne… De mon côté ça se passe bien ce qui fera dire à Thomas en rigolant que c’est parce que je roulais sur un bike parfait évidemment. Il dit également à Gérald de ne pas remettre sa chaîne, qu’il n’en aura plus besoin jusqu’à la voiture. Et c’était vrai, pas un coup de pédale sur cette fin de Trail encore une fois magnifique, notamment ce module magique où nous nous posions en step-up dans un virage relevé à droite et duquel nous sortions en drop . Du bonheur encore du bonheur. La journée se clôturera par une bouffe sympa avec Thomas, dans un petit resto au pied de Cypress. Le North Shore avec Vanderham, on ne rêvait pas mieux.


CYPRESS
Depuis le bas de Cypress




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