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Whistler



Whistler, arrivée des trails
Notre hôtel


       Arrivée à Whistler la page du motel lugubre est définitivement tournée. Ici tout est cossu, la station est riche et ça se voit, ce qui n'est pas sans être réconfortant pour nous ce soir. La fatigue aidant, l'envie de confort est très présente et la piscine , les jacuzzis et le sauna de l'hôtel finissent de nous remonter le moral. On est tous là, en forme, demain qu'il pleuve, qu'il neige ou qu'il vente nous irons rouler !

Vue depuis notre chambre
L'aire d'arrivée


       Samedi matin : Premier jour de ride en terre canadienne. Il ne pleut plus mais le bike park est ''wet'' voire ''muddy''. Heureusement bien que devenant deux fois plus technique (ce qui n'est tout de même pas rien là-bas) cela reste tout à fait roulable avec un minimum (maximum dirons certains) d'engagement. Le park de Whistler est en deux parties, un premier télésiège donne accès à un nombre déjà conséquent de trails sur 300 m de dénivelé et un second nommé Garbanzo donne accès à un deuxième tronçon juste au-dessus du premier pour 500 m supplémentaires, bref de quoi dévaler 800 m de descente bien coton jusqu'à Whistler. Garbanzo c'est un peu comme la cour de récréation des grands, au pied, des pancartes vous avertissent que là-haut il n'y a aucun trail facile pour descendre et qu'il vaut mieux être assez sûr de sa technique. Après quelques runs de chauffe sur le bas nous montons nous y frotter.


      Effectivement ça ne fait pas rire là-haut, encore moins dans la boue. Après une première piste noire nommée O’Sin qui donne le ton avec des dalles déjà bien raides et bien détrempées , passage obligatoire par Goat’s Gully (à moins de l’éviter lâchement par une horrible bleue tracée sur une piste de ski), une double noire bien trash, raide à souhait avec de grosses dalles lisses, d’énormes racines et des épingles qui ferment secs le tout dans une version très ‘’muddy’’. Verdict un casque fendu pour Ju après un magnifique OTB sur le passage le plus hard . On comprend mieux pourquoi si peu de monde emprunte ce trail préférant se laisser descendre sur la bleue sans intérêt. Mais nous ne lâcherons pas l’affaire, à chacun de nos runs sur Garbanzo nous affronterons Goat’s Gully finissant même par parfaitement maîtriser l’affaire en ne laissant plus traîner de pieds aux endroits délicats, à peu près partout quoi. C’est toujours tendu mais ça passe ! En tout cas c’est bon pour la confiance de parvenir à passer là dans ces conditions dantesques.

Vainvain sur les trails du haut
Drop sur Drop in Clinic


       Ce qui l’est moins c’est l’entorse du genou de VainVain (Twenty-Twenty pour les Canadiens!) dès le premier jour sur Fatcrobat, encore une double noire bien technique. Un accident bête sans prise de risque inconsidérée, un pied mal posé entre deux rochers, le genou tourne et le séjour s’arrête là pour notre ami. C’est un gros coup dur pour Vainvain, mais aussi pour le reste de la bande. Une sorte de rappel à l’ordre en pleine face, à qui le tour semble t’il signifier. Il nous reste 14 jours de ride à tenir, et la technicité et l’engagement des trails du coin font que la blessure n’est jamais très loin, elle guette et attend son heure. Heureusement pour nous le reste du séjour à Whistler se fera sans histoire. Ici ça veut dire sans blessure mais non sans chute. Le beau temps revient, au fur et à mesure des descentes nous tentons des stunts (modules) de plus en plus gros, et après cinq jours le bike park a été exploré dans sa globalité. Nous passons tous les modules des pistes ouvertes, tous les passages chauds comme sur ceux des pistes désormais mythiques pour nous : Goat’s Gully, In Deep, Fatcrobat, Schleyer, Joyride, Détroit Rock City, Crack Addict, Clown Shoe et , Drop in Clinic et on s’est mis de jolis vols sur A-Line, Dirt Merchant , Freight Train et Side Track.


      Les runs qui finissent dans le bike park du bas permettent de fignoler encore davantage sa technique aérienne en ridant la piste de 4X, les gros drops ou les lignes de dirt. Bref on est prêt (à priori) pour affronter le North Shore. Encore une fois pour un trip réussi au Canada, commencer par un séjour de 4 jours MINIMUM à Whistler est ce que l’on peut faire de mieux, tout est shappé à la perfection, il y a des trails pour tous les goûts, avec ou sans sauts, naturels ou très construits , tout est prévu sur place que vous partiez plus fort qu’en arrivant. Bref INDISPENSABLE pour ne pas repartir la queue entre les pattes du North Shore. Et tout ça rythmé par la rencontre quotidienne d' ours.

Le final
Pause avant la démoniaque Goat’s Gully

WHISTLER
Au sommet de Garbanzo

Paysage





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